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Wrangell-St.Elias : dernier arrêt

25 août 2017
Root Glacier, Wrangell/St.Elias NP

Après avoir fait un petit arrêt à Glacier View pour effectuer la Lion’s Head Trail, nous nous sommes dirigés vers le parc national de Wrangell-St.Elias. Au départ, nous avions prévu passer très peu de temps dans ce parc. Nous avions l’impression (à tort) que les montagnes St.Elias et son parc seraient plutôt similaires à ce que nous avions vu à Kluane. Ce parc est le plus vaste en Amérique du Nord. Avec ses 13,2 millions d’acres, le parc national de Wrangell-St.Elais a la taille du parc national de Yellowstone, du parc national de Yosemite et de la Suisse combinés. Un beau grand terrain de jeu pour les passionnés du dehors et des montagnes.

La route

Nous sommes donc arrivés à Glennallen la veille, juste assez tôt pour souper, mais juste assez tard pour se cogner le nez à la porte du centre d’informations du parc Cooper Valley. Nous avons donc attendu au lendemain pour recueillir toute l’information que nous avions besoin pour nous rendre à notre prochaine destination. C’est une très sympathique ranger nommée Vicky qui nous a donné toutes les informations nécessaires en plus de nous partager quelques bribes d’histoires sur l’Alaska afin que nous puissions profiter de nos dernières nuits dans cet état du Nord.

La majorité des randonnées dans l’arrière-pays se situent près du point de service du parc à Kennecott.  Vous avez de la difficulté à situer cette ville sur une carte ? Tout à fait normal; c’est un endroit pratiquement oublié.

Villes fantômes

Nous avons d’abord rejoint Chitina (prononcé Chit-na). Cette ville était jadis en liste pour être la capitale de l’Alaska, elle est maintenant une ville quasi-fantôme, et ce, depuis la fermeture de la mine Kennecott avant le début de la Deuxième Guerre mondiale. Elle était le point de départ d’une ligne ferroviaire vers Cordova, tout près de Valdez (laissez tomber la prononciation à saveur mexicaine ou latino, il faut plutôt prononcer Vald-iiz. Afin de vous éviter une conversation étrange et qui pourrait vous mettre mal à l’aise, allez-y pour la prononciation que vous nous suggérons).

À Chitina, nous avons emprunté un chemin  de gravier pour rouler tout près de deux heures. Nous sommes arrivés au bout de la route, tout près d’une rivière.

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La passerelle pédestre vers Kennecott.

Nous avons acheté un droit de stationnement pour quelques jours et avons paqueter nos sacs pour ensuite traverser une passerelle pédestre. Une fois l’autre côté, un petit $ 5 USD allait nous acheter une place sur la navette qui nous apportait à McCarthy et Kennecott. 

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En route dans la navette vers Kennecott !

En fait, nous n’étions pas tout à fait prêts à ce dépaysement. Deux petits villages (gros mots) sans eau courante, sans électricité, sans réseau; bref, off the grid comme diraient si bien les anglophones. Des rénovations sont actuellement en cours afin de rendre les bâtiments de la mine Kennecott sécuritaires et plus accessibles aux touristes. Si vous vous y rendez l’an prochain, ils auront peut-être (ou peut-être pas, il pleut tellement, je ne comprends pas trop comment ils trouvent un moment pour peinturer les bâtiments) une toute autre allure.

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Montagnes, glaciers et ancienne mine !

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Les bâtiments sont présentement en rénovation. Tout devrait avoir nouvelle allure bientôt !

Root Glacier

Comme conseillé par Vicky, nous avons établi notre « camp de base » près de Jumbo Creek et du Root Glacier (pour l’accès à l’eau et pour avoir une superbe vue le matin). Les glaciers dans ce parc sont immenses. Nous avons donc pris le temps d’aller l’explorer autour et dessus. Oui oui, dessus. Bon, évidemment, je n’ai pas beaucoup de talent pour la marche sur la glace sans crampons. Nous nous sommes donc entendus pour mettre « cours d’exploration et de navigation sur glaciers » sur l’horaire de notre prochain voyage en Alaska.

Jumbo creek campground, Root Glacier, Wrangell/St.Elias NP

Capoté comme terrain de camping n’est-ce pas ?

Nous avions en tête de nous rendre vers le Stairway Icefall. Le problème? Il avait tellement plu dans les derniers jours que la glace était difficilement navigable.  Il a donc été fortement conseillé d’uniquement nous diriger vers le lac Erie et de laisser tomber la navigation de glacier.

Le lendemain matin, alors que nous voulions continuer d’explorer les alentours du glacier, nous avons décidé de prendre la première navette vers la voiture. Pourquoi? Nous nous étions encore fait prendre par la pluie. Disons que nous avions une écoeurantite-aïgue de la pluie en Alaska. Tannés des bottes mouillées et de l’humidité, nous avons donc mis le cap directement vers le Yukon, plein d’espoir de soleil et de température clémente.


L’Alaska, un flop ?

Nous vous avons presque plus parlé de la pluie et de la météo que des paysages que nous avons vus dans ce coin de pays. Est-ce que nous regrettons notre visite en Alaska? Pas du tout. Certainement que cela a été un drôle de départ pour un voyage d’aussi longue envergure. De plus, nous sommes plutôt déçus de ne pas nous être mieux renseignés sur la température. Si au Québec le mois d’août est un temps prisé pour les vacances, la randonnée et le camping, ce n’est pas du tout le cas en Alaska. Un local nous a avoué que l’an dernier, au mois d’août, il n’y a pas eu une journée de soleil. Il considérait que cette année il était chanceux d’avoir eu autant d’éclaircies.

Notre conseil ? Allez-y les deux dernières de juillet. Il parait que c’est le meilleur temps de l’année. Question budget, prévoyez de l’argent, beaucoup d’argent. Tout est dispendieux en Alaska, que ce soit l’essence, la nourriture (un sac de chips à $ 7 USD ?!?), l’hébergement ou même les activités (kayak, croisière, avion, hélicoptère, etc.). 

Maintenant que cet épisode de pluie et de bas mouillés est derrière nous, nous nous rappelons nos péripéties (qui n’étaient pas si drôles sur le coup, mais qui le sont maintenant), des paysages complètement hallucinants que nous avons eu la chance de voir, les défis posés par les montagnes, la météo et la glace. 

Si c’était à refaire, est-ce qu’on le referait ? Peut-être pas. En tout cas, probablement avec une approche différente et probablement pas en début d’un aussi long voyage.

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